Mes doucettes,
La culture mauricienne est un héritage riche, tissé de patrimoine et d’histoire. Et c’est dans cette richesse-là que tout a commencé pour moi, bien avant Lakaz Bizou.
Petite, quand je passais devant les vitrines de bijoux, je m’arrêtais toujours. Systématiquement. Comme si mon destin était déjà écrit quelque part, entre deux présentoirs et un rayon de soleil. Ma maman, elle, me disait non — bien sûr, j’avais déjà des boucles d’oreilles. Mais moi, je voulais changer. Je voulais choisir. J’ai porté la même paire pendant plus de dix ans. Une paire en or, sage et unique, celle qu’on m’avait offerte et qu’on ne remettait pas en question.
Puis à 15 ans, j’ai tenu tête à maman. Et je me suis achetée ma première créole en fantaisie.
Je crois que je n’avais jamais été aussi heureuse pour un si petit bout de métal.
C’est peut-être ça, le vrai début de Lakaz Bizou. Pas le jour où j’ai ouvert la boutique, mais ce jour-là, avec cette créole, quand j’ai compris qu’un bijou pouvait être un choix, une revendication, un petit morceau de liberté qu’on accroche à soi.
Curatrice, pas créatrice — et c’est un choix assumé
Chez Lakaz Bizou, je suis curatrice et non créatrice. Je ne fabrique pas chaque bijou de mes mains, mais je choisis chacun d’entre eux avec la même exigence que si je les avais façonnés moi-même. Chaque pièce que je sélectionne me transporte à un moment précis de ma vie : une couleur, une forme, un nom que je lui donne. Rien n’est laissé au hasard.
Parce qu’un bijou, ce n’est jamais juste un bijou. C’est un souvenir de vitrine d’enfance, une créole arrachée de haute lutte à 15 ans, un lagon qu’on n’a pas oublié même à des milliers de kilomètres de l’île. Et aujourd’hui, à travers Lakaz Bizou, je veux vous emmener avec moi dans ce voyage — celui d’une île, d’une histoire, et de tous les petits moments de vie qui se glissent dans chaque pièce que je choisis pour vous.
À très vite, mes doucettes.
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